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Le discours ci-dessous sert d'exemple pour la rédaction d'un discours d'ouverture à la SNUJPH. Afin de donner un exemple uniforme de la présentation d'une politique étrangère à la SNUJPH, la protection des civils dans un conflit armé est le sujet abordé pour la rédaction des dispositions des projets de résolution. Le discours représente le point de vue du Canada. Les délégués sont encouragés à se reporter à l'exemple afin de voir le lien entre les discours d'ouverture et les dispositions proposées pour les projets de résolution à la SNUJPH. Même si le Canada a un programme d'action relativement vaste concernant la politique étrangère, le discours porte précisément sur les mines antipersonnel afin de démontrer ce lien. Comme vous le constaterez probablement, d'autres éléments du discours peuvent être utilisés pour rédiger d'autres dispositions comme dans l'exemple donné auparavant. Les délégués sont encouragés à noter et à intégrer à leur propre discours les quatre points inclus dans le discours suivant : (1)
Discours par le délégué du Canada sur la « protection des civils dans un conflit armé »(2) Monsieur le président/Madame la présidente, Monsieur le directeur/Madame la directrice, honorables délégués, je suis heureux de participer au débat du comité au nom du gouvernement et de la population du Canada. Les Nations Unies doivent réaliser des progrès sur la question de la protection des civils contre les effets d'un conflit armé si nous voulons respecter les principes inscrits dans la Charte de l'organisation. La victimisation des civils est beaucoup trop courante dans les guerres modernes. Les principes d'humanité qui sous-tendent la création des Nations Unies exigent que nous fassions davantage pour les protéger. Dans la recherche de la paix, la communauté internationale doit accroître les efforts et accorder une plus grande attention à la sécurité des personnes et non simplement à la sécurité des États. En fait, nous ne pouvons pas ignorer le problème puisque, dans un monde de plus en plus branché, l'insécurité des personnes qui sont directement touchées, tôt ou tard, affectera notre propre sécurité. Par conséquent, notre intérêt commun et notre humanité commune nous obligent, comme communauté internationale, à adopter une mesure commune pour aborder ce problème. La destruction des mines antipersonnel est un point que le Canada juge particulièrement important. Ces mines sont des tueurs cachés ne faisant aucune discrimination, ne pouvant dire la différence entre les pas d'un soldat et ceux d'un enfant. En raison de leur coût relativement faible et de leur déploiement facile, elles ont été grandement utilisées dans certains pays les plus pauvres au monde. Plus d'un million de personnes, la plupart des civils, en sont devenues les victimes depuis 1975. Les mines empêchent aussi les gens déplacés par la guerre de retourner à la maison où des champs, des chemins, des ponts ou des communautés entières ont été minés. Elles entraînent la perte de terres agricoles productives également. Cela crée une crise humanitaire ayant des proportions générales. Heureusement, la communauté internationale a pris des mesures pour combattre ce problème et le Canada appuie entièrement ces efforts. La Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, dans laquelle le Canada a joué un rôle de premier plan, est un premier pas important. Elle a maintenant été signée ou appuyée par 137 États et ratifiés par 92. Toutefois, la protection prévue par la Convention ne pourra être complète tant que tous les États n'en seront pas signataires. Même si les mines terrestres n'ont pas été déployées à grande échelle au cours des deux dernières années, il existe encore des États qui produisent, stockent, vendent et utilisent des mines antipersonnel. La communauté internationale doit saisir l'occasion fournie par les efforts actuels pour encourager l'acceptation et l'application universelles de la Convention. La Convention n'a pas résolu et ne peut pas résoudre la crise humanitaire mondiale causée par les millions de mines déjà enfouies. Le Canada a aussi joué un rôle de premier plan à cet égard, ayant notamment créé, en 1997, un Fonds canadien d'action antimines de 100 millions de dollars visant à appuyer les activités comme le déminage, l'entraînement à la reconnaissance des mines, la sensibilisation aux mines, l'aide aux victimes et le développement de nouvelles technologies d'action antimines. Nous encourageons les autres pays à participer davantage aux efforts en vue d'enlever les millions de mines qui ont déjà été déployées. Tant que toutes les mines antipersonnel n'auront pas été détruites dans tous les pays où elles ont été implantées, nous ne pourrons pas être certains que les blessures et les décès dus à l'utilisation de ces armes cesseront. La destruction des mines antipersonnel devrait s'inscrire dans un effort collectif de la communauté internationale en vue de protéger les populations civiles dans les conflits armés. Pour le Canada, cette question fait partie d'un programme d'action en matière de sécurité qui accorde la priorité à la population. Nous continuerons de travailler de façon dynamique pour réaliser cet objectif et nous encouragerons tous les membres de cette organisation à se joindre à nous. Si l'ONU veut respecter ces obligations en vertu de la Charte, et offrir un nouvel espoir aux populations pour qui elle a été fondée, la sécurité des gens, y compris leurs droits, leur sécurité et leurs vies, doivent être une priorité collective. Je vous remercie.
Je cède la parole au président. 1. Cette structure du discours d'ouverture est tirée du modèle établi par Dr William Waughn à l'annexe A de son document intitulé « The National Model United Nations: Discovering its Subject Matter and Pedagogy ». 2. Ce discours est tiré en grande partie d'une allocution prononcée par Lloyd Axworthy, ministre des Affaires étrangères pour le Canada devant le Conseil de sécurité des Nations Unies sur la même question le 19 avril 2000.
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